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L'Incitation à la Création . Abbaye de Montmajour. Arles

L'univers s'étiole, le ciel s'étoile

Micheline Renard  - 1986

 

Nous présentons du 6 septembre au 13 octobre, la première exposition d'Alain Leonesi, comportant seize oeuvres réalisées en 1985 et 1986

dans le cadre d'une dotation attribuée par "L'incitation à la Création".

L'exposition d'Alain leonesi constitue la troisième manifestation organisée cette année à l'Abbaye de Montmajour par notre association, aprés celles consacrées aux oeuvres nouvelles d'ERRO et aux sculptures inédites

d' ANTONI TAPIES.

 

 Galerie L'Aire du Verseau - Paris

Philippe Dagen . Le Monde (extrait / article du 23/09/1987)

Le sculpteur vient d'Avignon, où il s'est appris à lui-même comment réunir verre, plomb, faîence et pigment/couleur. Avec des assiettes cassées, des vitres en pièces , des pots passablement ébréchés, il construit des paysages et des natures mortes. Comme le verre imite l'eau de façon convaincante, Leonesi ajoute la nageoire d'un poisson ou le kiosque d'un sous-marin - et la marine est achevée. L'humour, la variété des mélanges, font que l'on regarde avec plaisir ces travaux inattendus

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Ciel . 1986 . Collage (relief mural)

"Fragments et objets frêles" - Galerie l'Aire du Verseau. Paris 1988.

Gilbert Lascaut (extraits)

M Cueco, M Gontard, G Fabre, J Noêl, A Leonesi, V Pastor, Ramsà, MJ Rodriguez, Tomàs,  A Slacik, JL Vila

" Une seconde chance pour les choses. Ces artistes ne mépriseraient rien. Ils sauraient regarder ce que les autres négligent, oublient, abandonnent. Ils sauraient  le recueillir, le récolter, lui donner hospitalité dans leur atelier, deviner comment ils peuvent le transformer, pour lui fournir une autre vie, un nouveau destin. Ils rêveraient d'offrir une seconde chance à ce qui serait cassé, à ce qui aurait été usé, aux objets brisés et chus."

" Ou encore ils se feraient archéologue des villes et des usines actuelles, ferrailleurs merveilleux, chiffonniers du clair de lune, rêvant autour des cartons ondulés, des morceaux de tôle rouilllée, des fragments de céramiques ou de verre, autour des traces morcelées d'extisences."

" Le léger, l'incomplet. Ils voudraient montrer comment le petit peut fasciner, comment l'infini du monde peut se manifester dans une forme frêle, comment le léger peut donner à penser et à jouir. Ils aimeraient le peu, le faible, les souffles invisibles, les reflets, les fumées. Ils sauraient comprendre ce qu'est la "puissance timide" dont parle Marcel Duchamp à propoos de la Mariée mise à nu par ses célibataires, même. Dans l'intime, dans le réduit, ils rencntreraient la révélation discréte de l'immense.

Avec Claude Lévi-Strauss, ils iraient parfois jusqu'à se demander si la miniaturisation, si la création de modèles réduits ne constitue pas l'acte artistique par excellence, permettant de percevoir d'un seul regard une totalité ..."

Ecole d'Beaux Arts d'Angers . Mai 1990

Pierre Gicquel (extrait catalogue)

" L'objet, c'est la poétique". L'expression de Braque relevée par Francis Ponge éclaire les travaux d' Alain leonesi. Ludiques, les tableaux reliefs renvoient au registre de l'imaginaire et du désir. D'étranges craquements semblent avoir parcouru les oeuvres. Leur charge explosive ets intacte. Question de vitesse. Le collage cristallise une energie contenue dans ces éclats parfois recouverts, parfois vierges. Fulgurance des signes qui paraissent progresser dans un tournoiement.

Petits cataclysmes où la matière morcelée devient minerai rare, les débris formes repolies, pointes diamantaires.. Leonesi orchestre la fargilité des choses.

 

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Buisson ardent . 1988 . Collage

Bernard Teulon-Nouailles - La peinture à l'île - Edition C.M.S . 1991 (extraits)

" Ses assemblages, d'une extrême densité à base de récipients brisés puis recomposés, concrétisent et inscrivent, au sein de l'univers spation-temporel dont ils deviennent une articulation, un objet de type nouveau et qui ne se veut pas moins qu'un élément de rencontre favorisant la circulation d'une énergie à double sens, énergie dont ils deviennent les transformateurs, entre l'artiste et son public. Tout se passe en effet comme si le regardeur se trouvait invité à se mettre à table, à graviter autour de cet objet d'un nouveau type, qui l'attire, polarise l'attention, telle une fleur carnivore se nourrit de l'animation qu'elle suscite autour d'elle.

C'est la raison pour laquelle la métaphore de la convivialité semble essentielle pour aborder la production de Leonesi, les matériaux empruntés à notre réalité domestique (à domestiquer précisément) tournant autour des couverts ou de notre intimité commensale."

" les récipients, les contenants, sont travaillés selon leurs aptitudes, notamment celle de se briser et de se redéployer différemment comme dans l'espace cubiste, mais aussi et surtout de se métamorphoser, de changer de statut ou de forme, en eux-même ou dans leur relation avec d'autres, avec lesquels ils se combinent, révèlent un objet inédit, monstrueux, onirique. Cet objet nouveau n'a, dés lors, que cette fonction imprévue lui alloue l'artiste : celle de faire signe en vue d'une invitation à penser ou à sentir, avec le sentiment de danger qu'une telle attitude implique."

"Leonesi prend le parti des objets, leur rend justice et ne les sacrifie que pour nous les resistuer, que pour les ressusciter transfigurés."

" D'où le temps nécessaire à leur lecture, qu'on retrouve dans les dessins au bord du fleuve : couleurs nocturnes à pénétrer en y frayant sa voie.  - Y trouver sa voie : invité à s'inviter - . A trouver son rythme, son regard, le regard de son rythme. Oeuvre ouverte donc et offerte, quand elle apprivoisée."

 

 

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Trophée . 1991 . Assemblage (relief mural)

Alain Leonesi ou comment dévoyer la réalité

Gérard-Georges Lemaire - Opus Interbational n°129

- Automne 1992 - (extraits)

" Fidèle à une tradition issue des assemblages dadaïstes, puis passant par les objets à fonctionnement symbolique des surréalistes, les accumulations du Nouveau Réalisme, les installations de Fluxus, Leonesi emploie des objets de récupération. Mais loin de lui l'idée d'appliquer une doctrine  sociologique à son entreprise esthétique. Il utilise de la vaisselle usagée ou cassée dans une autre perspective que celle qui consiste à dénoncer le système des objets. Il la considère comme le matériau lui permettant de réaliser des oeuvres sculpturales qui possèdent une identité et une qualité particulière. Les plats et les assiettes qu'il assemble sont les vocables avec lesquels il construit son ars poesis."

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Fantaisie . 1991 . Assemblage (relief mural)

" Son atelier vaut le coup d'oeil. Ses murs sont recouverts de petits ouvrages qui tirent des effets plastiques de l'association formelle de quelques assiettes ébréchées ou plus sérieusement abîmées. De leur empilement ou de juxtaposition naissent des fantaisies chromatiques et formelles. Le paradoxe de ce procédé réside dans le fait que le travail de l'artiste n'annule pas la présence des modestes choses qui sont requises à la fabrication de l'oeuvre. Et pourtant, c'est le jeu des cercles, des octogones, des losanges, des motifs qui se répètent à l'intérieur des plats, des surfaces monochromes qui prime. Les différences introduites par les brisures entrent dans l'élaboration du volume en tant qu'accidents ou que variations sur un thème purement géométrique."

" Autre paradoxe : l'agencement rigoureux des formes écahppe en fin de compte à une conception formaliste. ces oeuvres sont postulées pour engendrer un sentiment d'inquiétude. Plus on y réfléchit, plus on se rend compte que le doute s'installe sur leur origine et leur finalité. Tout en étant de petites machines artistiques tout à fait recevables, elles sèment le doute. Et ce doute ne se dissipe pas. Elles s'installent dans cette zone de la conscience ou l'ambiguïté règne en maîtresse. Car la question se pose en ces termes : l'art peut-il exister autrement que sous l'espèce d'une énigme obsédante ?

"Qu'il ait intitulé ce cycle d'oeuvre fantaisies nous apporte une indication précieuse sur ses intentions. Si les produits de son imaginaire comportent une forte dose d'expectatives théorique, ils demeurent avant tout des inventions ludiques. C'est-à-dire qu'ils sous-entendent une ironie caustique (et pourquoi pas, une auto-ironie) et une volonté d'instituer le rire dans la relation esthétique."

" Le principe qu'applique cet artiste est baroque par définition. Et ses oeuvres le sont du même coup. Mais encore doit-on prendre ce mot dans son acceptation originale qui signifie irrégulier."

 

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Tableau . 1991 . Assemblage (relief mural)

Galerie Vitoux et Zilberman . Paris

Véronique Bertoux - mai 1993 -

Les tessons de faïences colorées encagées, enveloppe grillagées, filets, cônes suspendus, cylindres qui s'éjectent du mur. Bouteilles, assiettes et leurs débris s'entassent sur des étagères métalliques et structures en fil de fer.

Méthode d'entassement et d'assemblage, le contenu ex-contenant est régulé, le cutting up all over est confié à la gravité grillagé par l'organisation horizontale ou condamné à la planéité tendue. Derrière le miroir il faut jeter les dés, récupérer les bris. La question est rivetée.

Léonési favorise l'expression pataphysique du poids au dépend de la lourdeur des objets. une oeuvre en porte à faux, en regard suspendu. le tableau piégé laisse voir la cassure mais non la rupture: l'air circule entre les mailles du filtés. Après ma "merde en boite", "l'air de Paris", "la vaisselle cassée" est une oeuvre grave et gravitaire.

"Moules mailcs" à l'arrière goût de cadavre, ivresse aléatoire.

"Il n'y à rien de plus contrôlable à la longue que le hasard"

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Tophée . 1992 . Assemblage (relief mural)

"Jeux des mots" - Art Présence - Juilet/Août 1993. N°5 - Pierre Tilman (extraits)

" En fait tout démarre par des chocs, des coups, des traumas. La chute et la cassure. Les colères de Leonesi.

La cassure est un acte brutal et définitif. Rupture de la chaîne qu quotidien. Elle indique que le temps n'est pas une ligne uniforme, incolore, indolore. Quelque chose est fini, qui ne pourra plus se refaire. Impossible de recoller les morceaux. Rupture d'un équilibre, d'un bonheur, d'un usage. La matière rigide est soumise à des forces extérieures qui l'amènent jusqu'à son seuil ultime de résistance. Son point de non retour. Le rigide s'évanouit dans le non-rigide et l'informel. La matière retourne à ses propres tendances, ses contingences, ses incertitudes. "

"Alain Leonesi est un amoureux lucide de la violence, de la destruction. Et pourtant ses pièces récentes traduisent une aspiration au silence. A la musique et au silence. Au silence de la musique qui vient suspendre le rythme.

Cette quête de l'évidence du silence passe par une série d'épreuves et notamment par l'épreuve du danger. Les oeuvres de l'artiste sont souvent prises pour blessantes. Agressives pour la main et pour le corps. L'art est dangereux. Regarder est un acte dangereux. La paix sereine est un beau rêve dont on ne peut pas être dupe."

 

 

 

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Trophée et Fantaisie . 1991 . Assemblage (relief mural)

Galerie Vitoux et Zilberman . Paris

Allin Avilla - "les Arts et les Gens"- France Culture . mars 1993 

C'est une exposition qui met en scène bien des éléments de l'art contemporain: le poids par exemple. Le poids c'est quelque chose qui apparaît dans la peinture avec un certain nombre de peintres qui la font couler par exemple, c'est à dire qu'ils essaient d'exprimer par la peinture/couleur, et sa matériologie même, ce qui est son poids. Et le bris, aussi, c'est à dire la cassure, le fait de fracturer les choses, on le voit dans les collages, bien sûr dans les avant-gardes des années 20 et cette tentative de marquer le mouvement.

C'est un peu tout ça que Léonési travaille avec des objets assez drôles. En fait, il prend de la vaisselle ou des bouteilles et il les casse. Et il les casse et il les rassemble. Et, ce qui se passe dans ces objets recomposés, c'est une espèce de pertinence amusante, à la fois fébrile parce qu'on y sent la violence, on y sent  la hargne, on y est absolument le témoin, on ré-imagine l'action d'avoir brisé les choses, et puis ces vaisselles, ces bouteilles cassées recomposent quelques paysages. Un peu à la façon cubistes, tous ces bouts que l'on voit sont une choses en soi, à la fois diffractés et qui se reconstituent dans l'imaginaire. Et alors, ce qu'il nous montre, ce sont simplement des bouts de vaisselle ou des bouts de verre retenus dans des espèces de grillage qui font absolument le point entre la sculpture et l'image que l'on voit devant nous, une espèce d'image abstraite et tout à fait peinte, et c'est un plaisir étonnant, parce que c'est drôle. C'est à la fois formellement extrêmement ancré, on comprend très bien comment c'est fait, et en même temps c'est absolument joyeux, c'est quelque chose qui se met à fonctionner dans notre esprit et qui nous laisse  entendre qu'on peut se poser toutes les questions de la peinture en n'en n'utilisant aucun moyen mais en y respectant complètement ses principes, qui sont ceux d'interroger le spectateur, le lieu de son imaginaire et de le mettre devant chaque oeuvre dans des temps mêlés, rapportés.

 

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Boite d'émaux .  I & II . 1993 . Assembalge (relief mural)

 

Interface - Atelier d'artsiste . Marseille. 1995 - MMM Revue, revue - 

Arnaud Labelle-Rojoux " A tout casser " - (1/03/1994 . extraits)

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" Voilà donc à quoi je pense planté devant la nasse remplie de débris de verre coupants, pendante cette fois tel un testicule et qu'Alain Leonesi nomme, à l'instar de ses bites horizontales, trophée: une scène. Du cinéma mental ... L'espace, disait Platon est un récipient. L'inverse, fût-il un sac chargé d'éclats, est aussi vrai. Récipient d'imaginaire. Une oeuvre, c'est d'abord cela non?

Quand à l'imaginaire on voit mal comment il n'entraînerait pas celui du regardeur, loin parfois de ce qui est précisément donné à voir. Même si l'auteur n'a voulu jouer que sur les mots: casse-couilles, bise-burettes, coupe-bourses ..."

" La violence perceptible chez lui naîtrait-elle d'une même pulsion iconoclaste que la mienne, elle est à chaque fois domestiquée, régulée, allant de pair avec une sorte d'immobilité propre à l'objet. Immobilité ou silence. Je pense moins au grillage enveloppant qu'aux fragments mêmes. Comme dans un champ de fouilles ils sont soumis aux regards avec ce double statut simultané: être et avoir été. On en oublie l'agent destructeur, fût-il le temps, pour voir le fragment et imaginer son tout, si possible dans son contexte. Les plus belles ruines, de ce point de vue, sont celles que l'homme n'a pas cherché à ré-agencer.Cela ne sous-entend pas qu'il y ait absence de mélancolie. Au contraire. Rien n'est plus propice à la rêverie que l'idée d'une mémoire des objets. Elle ne réveille pas qu'un passé ancien, elle restitue au présent l'essence catastrophique du monde. Quelque chose qui vient de loin.

D'avant l'objet. D'avant l'homme. Vestiges / Vertiges ..."

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Trophée . 1992 . Asssemblage (relief mural)   

       

Le bateau à voir . L'art vue.  janvier 2004 (extrait)

Bernard Teulon-Nouaille

Aldébaran - Castries décembre 2003 / janvier 2004

La vie secrète des choses, la vie sécrète des choses

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" Ainsi pour ressusciter l'esprit de trvail qui singularisait l'ancienne boutique qu'occupe à présent la galerie (Aldébaran - Castries), Alain Leonesi a-t-il présenté, face à la vitrine et donc visible de l'extérieur, une sorte de présentoir fantasque, un bateau à voir aux dimensions imposantes étant donné la spécificité du lieu, fait de bric et de broc, dans un souci d'accumulation exacerbé. De multiples objets du travail manuel ou de l'intimité de foyer sont ainsi rassemblés, autour duquel il faut tourner. Mais au lieu de se sentir rassuré par une masse stable, le spectateur voit son regard s'égarer dans un labyrinthe occulaire suscité par la juxtaposition des objets. L'espace vacant conduit le regard à sa perte. On est bien dans une problématique baroque où le vide joue sa partition comme contrepoint du plein.

Au mur, prés du sol, l'artiste a disposé des dessins figurant des silhouettes d'objets, manipulés au quotidien, fantômes des choses travaillées et qui hantent le parcours." 

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la vie secrète des choses, la vie sécréte des choses . 2005 . Dessin

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char immobile . 2005 . Assemblage

Centre Européen de la Poésie . Avignon 

Jacques Lomont - Mai 2005

Dans le hall d'entrée, huit sculptures, huit conglomérats d'objets brisés, démambulés ou divorcés de leurs liaisons manufacturées,  pour être ré-accommodés selon de nouvelles attractions sensibles, et conduits via une métamorphisation au filet métalique et à la ligature au fil de fer, à se reconstituer une unité morale habitée par l'assemblage des mémoires communes.

Dans la grande salle du fond, une bonne cimquantaine de dessins qui rendent par le menu détail la foultitude d'objets qui nous entourent au quotidien, et que notre société de la copie conforme voudrait nous faire passer pour inertes et duplicables.

 

Galerie Myartgoesboom . Avignon

Bernard Teulon-Nouaille  -  l'Art vue  .  Mars/Avril 2015 (extrait)

Trophée(s) fantaisie(s) . Mars 2015

"Pour certaines pièces, où les objets sont érigés au bout d'une tige métallique, on pense aus tiges utilisées par les équilibristes pour faire tourner les assiettes, et c'est vrai qu'il y a quelque chose de cette activité dans sa conception complexe de certains morceaux agglutinés ou simplement dans la façon de faire tenir l'oeuvre contre le mur. Il les présente aussi parfois en tas, dans un autre état pourrait-on dire, et comme un dépôt à partir duquel toutes les virtualités combinatoires sont possibles."

 

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